MAROC : Les détenus politiques amazighs entament une grève de la faim illimitée
Les détenus politiques de la cause amazighe (berbère), Hamid OUADOUCH et Mustapha OUSSAYA, ont entamé depuis jeudi, 13 octobre, une grève de la faim illimitée pour dénoncer les conditions de leur détention dans la prison de Toulal 1 à Meknès.
Les deux détenus protestent notamment contre leur incarcération parmi les prisonniers de droit commun et le rejet par l’administration pénitentiaire de toutes leurs revendications portant essentiellement sur l’amélioration de leurs conditions inhumaines de détention. Hamid OUADOUCH et Mustapha OUSSAYA ont appelé le Mouvement amazigh et les associations des droits humains à investir la rue et à manifester pour exiger leur libération immédiate.
Nous tenons à assurer les deux détenus de notre solidarité.
Nous publions ci-après un communiqué rendu public par Mustapha BERHOUCHI, membre de l’Association Tilelli (Goulmima) et figure connue du Mouvement amazigh à Tamazgha Occidentale (Maroc) :
COMMUNIQUÉ :
Devant la politique de la sourde oreille des autorités marocaines, les détenus politiques de la cause amazighe au Maroc entament une quatrième grève de la faim
Les détenus politiques de la cause amazighe, Hamid OUADOUCH et Mustapha OUSSAYA, jetés injustement dans les geôles du makhzen depuis 2007, ont entamé à partir du 14 octobre 2011 une grève de la faim illimitée pour dénoncer les conditions inhumaines et dégradantes de leur incarcération. Ils préfèrent mourir que de subir l’humiliation de l’administration pénitentiaire de la prison de Toulal à Meknas. Ils ne cessent de crier leur innocence et exigent leur libération immédiate et inconditionnelle.
Les mêmes détenus politiques ont déjà observés trois grèves de la faim à la prison de Sidi Said à Meknes avant d’être transférés à la sinistre prison de Toulal dans la même ville. La première a eu lieu les 17 et 18 juillet 2007. La deuxième , qui a duré 25 jours, a eu lieu du 4 au 26 août de la même année. La troisième, en 2008, a duré 23jours, du 2 au 24 avril.
Au lieu de répondre favorablement aux revendications de nos détenus politiques en procédant immédiatement à leur libération, les autorités marocaines continuent dans la politique de la sourde oreille.
Je sousigné, Mustapha BERHOUCHI , militant amazighiste, apporte mon soutien total à la lutte courageuse que mène nos détenus politiques à l’intérieur des prisons et engage les autorités marocaines à assumer leur responsabilité devant l’issue dramatique que pourrait connaître cette grève.
Je lance un appel à tous les amazighs, tant de l’ensemble de tamazgha que de la diaspora, à faire de la libération des détenus politiques amazighs une cause nationale et, par conséquent, une des priorités du combat amazigh.
J’appelle la communauté internationale à faire pression sur le régime marocain pour faire cesser définitivement sa répression et sa politique liberticide à l’encontre du peuple marocain.
Agissons avant qu’il ne soit trop tard !
Tudert i ynekraf isertanen n tmazight !
Tudert i Tmazight !
Mustapha BERHOUCHI




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